#interviews

  • Cette semaine, j’ai eu le plaisir d’interviewer Philippe Jalbert, auteur et illustrateur jeunesse de grand talent. Dans son blog intitulé Philippe Jalbert, il nous présente ses illustrations magnifiques, toutes aussi colorées et ludiques les unes que les autres.

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  • Aujourd’hui, j’ai l’honneur de vous présenter Suzanne Séjournant, agrégée de géographie et auteur de 60 ans de vadrouille. Dans son blog, elle nous présente des clichés de ses soixante années de pérégrination à travers le monde.
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Tumblr – Pourriez-vous vous présenter rapidement à nos lecteurs ?
Suzanne – Je vais sur mes 92 ans et suis agrégée de géographie. Depuis que je suis petite, j’ai toujours été fascinée par l’image – mon père Étienne Mollier est l’inventeur de la photographie petit format – et par les pays lointains. J’ai essayé de lier les deux quand j’ai commencé à enseigner, en 1945, par une pratique pionnière de l’audiovisuel appliqué à la pédagogie, à une époque où les gens n’y étaient absolument pas habitués, ainsi qu’à travers des émissions de télévision scolaire, que je créais et présentais au début des années 1960. En 1950, j’ai enfin pu partir à l’étranger pour la première fois et depuis, je n’ai pas cessé de voyager à travers le monde. 
T – Quel  a été le déclic pour créer ce blog et pourquoi avoir choisi Tumblr ?
S – J’avais suivi les premiers stages d’informatique, au début des années 60 toujours, et depuis quelques années je me suis mise à numériser et restaurer la montagne de diapositives que j’ai accumulée au cours de mes voyages, ayant toujours été une photographe très prolifique. À partir de ces photos numérisées, j’ai monté des dossiers documentaires portant sur la géographie, l’histoire de l’art et la culture de chaque pays parcouru. Je me demandais depuis longtemps comment mettre cette accumulation d’images et d’informations à la disposition des autres. C’est ma petite-fille Juliette Lancel (@Oniromanie) qui m’a signalé la possibilité de créer un blog de photos et qui m’a conseillé Tumblr en raison de sa simplicité d’utilisation. Elle m’a expliqué comment faire pour les premières images et depuis je me débrouille toute seule.
T – Parlez-nous de la démarche intellectuelle derrière votre blog ?
S – J’essaie de choisir des photographies qui frappent par leur dimension esthétique mais aussi et surtout pour leur intérêt documentaire. Je prends en compte l’évolution historique : il est intéressant, dans le cadre de voyages réalisés il y a très longtemps, à une époque où le tourisme de masse n’existait pas, de les mettre en perspective avec des images plus contemporaines des mêmes sites. J’essaie aussi de varier les endroits du monde (même si j’ai, bien sûr, des favoris), de faire des rapprochements dans le temps ou l’espace, de lier deux images qui prennent du sens en étant mises côte à côte.
T – Quels sont vos trois blogs Tumblr préférés et pourquoi ?
S – Je me sers de Tumblr pour poster mes images, mais je n’ai pas vraiment le réflexe d’aller regarder ailleurs. Vu le temps que je passe sur l’ordinateur à scanner mes photos, j’essaie quand même de me garder quelques moments pour lire !
T – Merci beaucoup, Madame Séjournant, et bonne continuation !

    Aujourd’hui, j’ai l’honneur de vous présenter Suzanne Séjournant, agrégée de géographie et auteur de 60 ans de vadrouille. Dans son blog, elle nous présente des clichés de ses soixante années de pérégrination à travers le monde.

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  • Aujourd’hui, j’ai l’honneur de vous présenter Selim, fondateur et gérant de l’agence créative tunisienne Ramdam et auteur du blog culturel du même nom, Ramdam BLG. Vous serez, je crois, enchantés de découvrir l’univers palpitant de ce blogueur invétéré.
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Tumblr – Pourriez-vous présenter rapidement l’agence Ramdam à nos lecteurs ?
Selim – Créée en janvier 2011, Ramdam est une agence conseil en communication totalement indépendante. Basée à Tunis et travaillant aussi bien localement qu’à l’échelle européenne, l’agence se veut radicalement perturbatrice et constamment innovante dans son approche publicitaire. Depuis le brand-building jusqu’au digital en passant par le design graphique, l’agence Ramdam s’apparente à un laboratoire de concepts, une pépinière d’idées novatrices. 
T – Parlez-nous de votre blog. Quelle est la démarche intellectuelle derrière celui-ci ?
S – Ramdam BLG est un condensé d’actualités éclectiques et riches en rapport plus ou moins proche avec la publicité et la communication. Les campagnes les plus originales, les actualités artistiques majeures, la mode et toutes les news dont peut se nourrir un créatif y sont présentées avec pour seuls points communs l’innovation et la fraîcheur de l’idée. L’objectif du blog est d’offrir une vision large et exhaustive des meilleurs concepts déployés à travers le monde, un hub créatif pour nos fans et pour l’agence elle-même.
T – Quel a été le déclic pour créer votre blog et pourquoi avoir choisi Tumblr ?
S – L’écosystème digital de l’agence a été pensé dans l’optique de créer des synergies cohérentes entre toutes les plateformes disponibles. Site Web, réseaux sociaux et blog devaient être connectés de façon dynamique et apporter une réelle valeur ajoutée à nos fans. Le choix de Tumblr s’est fait quasi-intuitivement puisque la plateforme offre une robustesse et une flexibilité imbattables : API flexibles, disponibilité du service, référencement… Tumblr était LA solution idéale à tous les niveaux. 
T – Pour terminer, quels sont vos trois blogs Tumblr préférés ?
S – Nous adorons crawler les blogs Tumblr et avons un faible pour les blogs d’artistes et de designers. À titre d’exemple, les blogs Visual Sundae, Design Cloud et WRAP figurent dans notre top 3. Nous vous les conseillons vivement !
T – Merci beaucoup, Selim. Bonne chance pour la suite !

    Aujourd’hui, j’ai l’honneur de vous présenter Selim, fondateur et gérant de l’agence créative tunisienne Ramdam et auteur du blog culturel du même nom, Ramdam BLG. Vous serez, je crois, enchantés de découvrir l’univers palpitant de ce blogueur invétéré.

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  • Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter Fabrice Clapiès, architecte et artiste de talent. Dans son blog intitulé Geo-graphique, il partage avec nous ses œuvres magnifiques qui témoignent d’une fascination pour l’urbanisme et la cartographie.
Tumblr – Peux-tu te présenter rapidement à nos lecteurs?
Fabrice – Je suis architecte pour une agence à Bordeaux. J’ai 42 ans et je suis diplômé de l’école d’architecture de Grenoble. J’ai également passé un an à l’université du Québec à Montréal. Très influencé par tout ce que j’ai appris, cela fait 18 ans que je dessine des plans de villes. C’est un jeu avec une feuille de papier que je transforme en territoire cartographié. Parfois je me réfère à de vraies villes, mais généralement, je préfère inventer des agencements urbains. J’effectue une démarche géométrique à partir d’un vocabulaire graphique très précis, des polygones de 5 mm de côté environ. Mes dessins sont principalement abstraits, mais ils peuvent accidentellement atteindre le figuratif. J’ai commencé à faire ce genre de dessin lors de conversations téléphoniques. C’est une mécanique de répétition. La ville est elle-même une répétition de parcelles. Au départ, j’utilisais de très petites feuilles de papier (10 x 15 cm). Maintenant, je travaille sur des supports plus grands (75 x 55 cm, voire 100 x 65 cm). En ce qui a trait au résultat pictural, j’ai toujours aimé l’aquarelle, même si je l’utilise uniquement pour faire des aplats. Son utilisation demande de la rigueur, mais elle me permet de m’éloigner de mon écran d’ordinateur. C’est reposant, les couleurs sont rassurantes. Le grand défi de l’aquarelle est l’absence de correction, on ne peut rien effacer. Une fois la ligne posée, impossible de revenir en arrière. Il s’agit de la même règle qu’en urbanisme et en architecture, d’où ma fidélité pour ce médium. L’aquarelle apporte une légèreté et une rapidité que je n’ai pas avec le collage, le crayon de couleur, le feutre ou un logiciel d’infographie.
T – Quel a été le déclic pour créer ce blog et pourquoi avoir choisi Tumblr ?
F – Entre 2002 et 2006, j’avais un site internet présentant mes travaux, mais il était très lourd à gérer. Je l’ai finalement abandonné. J’ai par la suite cherché à remettre mes dessins sur le Web et Tumblr avait l’avantage d’être très simple d’utilisation. J’y ai trouvé un thème qui me plaisait et qui était parfait pour faire un vrai book minimaliste. J’ai ensuite créé un deuxième blog, Geo-Port, non pas pour montrer mes dessins, mais pour partager ce qui m’intéresse. De plus, Tumblr me permet de rencontrer des personnes ayant les mêmes centres d’intérêts que moi.
T – Où puises-tu ton inspiration ?
F – Tous les plans réalisés en aquarelle m’intéressent : les plans de Vauban, de Le Nôtre et de Ledoux, les plans des architectes du 18e et 19e siècles et les plans haussmanniens. J’ai toujours aimé consulter les atlas, les cartes de géographie, les cartes IGN et même les plans de villes du guide Michelin. La cartographie est à la mode chez beaucoup d’artistes. J’ai constaté que depuis le début des années 1980, elle devient un sujet d’inspiration courant. Le Centre Georges Pompidou présentait, en 1980, une exposition sur la cartographie intitulée « Cartes et figures de la terre ». J’ai beaucoup appris grâce au catalogue de cette exposition. Le jeu vidéo Sim City, apparu en 1989, a aussi joué un rôle dans ma machination à simuler des plans de ville, même si je ne joue jamais à des jeux vidéo. Par contre, dessiner est un jeu pour moi. Cela me donne la liberté de créer des villes, sans contraintes politiques ou économiques. Je suis seul à créer mon territoire. Lúcio Costa est un architecte qui a eu beaucoup de chance : par un simple geste de la main, il a dessiné les traits de la ville de Brasilia, la capitale du Brésil. J’ai toujours voulu faire comme lui ! Je trouve fascinantes toutes les villes ayant pour origine un dessin : New York, Brasilia, Chandigarh… Roman Opalka est un artiste qui a beaucoup travaillé sur la répétition, il numérotait le temps et ne peignait que des chiffres sur des toiles blanches. 
Mon sujet favori reste la répétition d’une multitude d’éléments géométriques, l’encombrement des parcelles, l’étalement urbain. Ma principale revendication est de rappeler que nous sommes une foule, des fourmis, occupant et transformant un territoire progressivement.
T – Quels sont tes trois blogs Tumblr préférés et pourquoi ?
Geometry Daily – Ce blog est pour moi un modèle de ce qu’il est possible de faire sur Tumblr. Chaque jour, une nouvelle forme géométrique est proposée. Le format est toujours le même, ce qui donne une répétition étonnante. 
Oskar Lydén – Je n’ai jamais vu d’aussi belles aquarelles. C’est extrêmement simple, les couleurs sont pures, mais le travail est en même temps très précis. J’aurais aimé peindre avec autant d’évidence.
Geordie Wood – Un photographe qui fait des portraits que je trouve sérieux. La lumière est très belle et j’apprécie particulièrement les photos qu’il a prises en Inde. 
T – Merci, Fabrice et bonne continuation !

    Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter Fabrice Clapiès, architecte et artiste de talent. Dans son blog intitulé Geo-graphique, il partage avec nous ses œuvres magnifiques qui témoignent d’une fascination pour l’urbanisme et la cartographie.

    Tumblr – Peux-tu te présenter rapidement à nos lecteurs?

    Fabrice – Je suis architecte pour une agence à Bordeaux. J’ai 42 ans et je suis diplômé de l’école d’architecture de Grenoble. J’ai également passé un an à l’université du Québec à Montréal. Très influencé par tout ce que j’ai appris, cela fait 18 ans que je dessine des plans de villes. C’est un jeu avec une feuille de papier que je transforme en territoire cartographié. Parfois je me réfère à de vraies villes, mais généralement, je préfère inventer des agencements urbains. J’effectue une démarche géométrique à partir d’un vocabulaire graphique très précis, des polygones de 5 mm de côté environ. Mes dessins sont principalement abstraits, mais ils peuvent accidentellement atteindre le figuratif. J’ai commencé à faire ce genre de dessin lors de conversations téléphoniques. C’est une mécanique de répétition. La ville est elle-même une répétition de parcelles. Au départ, j’utilisais de très petites feuilles de papier (10 x 15 cm). Maintenant, je travaille sur des supports plus grands (75 x 55 cm, voire 100 x 65 cm). En ce qui a trait au résultat pictural, j’ai toujours aimé l’aquarelle, même si je l’utilise uniquement pour faire des aplats. Son utilisation demande de la rigueur, mais elle me permet de m’éloigner de mon écran d’ordinateur. C’est reposant, les couleurs sont rassurantes. Le grand défi de l’aquarelle est l’absence de correction, on ne peut rien effacer. Une fois la ligne posée, impossible de revenir en arrière. Il s’agit de la même règle qu’en urbanisme et en architecture, d’où ma fidélité pour ce médium. L’aquarelle apporte une légèreté et une rapidité que je n’ai pas avec le collage, le crayon de couleur, le feutre ou un logiciel d’infographie.

    T – Quel a été le déclic pour créer ce blog et pourquoi avoir choisi Tumblr ?

    F – Entre 2002 et 2006, j’avais un site internet présentant mes travaux, mais il était très lourd à gérer. Je l’ai finalement abandonné. J’ai par la suite cherché à remettre mes dessins sur le Web et Tumblr avait l’avantage d’être très simple d’utilisation. J’y ai trouvé un thème qui me plaisait et qui était parfait pour faire un vrai book minimaliste. J’ai ensuite créé un deuxième blog, Geo-Port, non pas pour montrer mes dessins, mais pour partager ce qui m’intéresse. De plus, Tumblr me permet de rencontrer des personnes ayant les mêmes centres d’intérêts que moi.

    T – Où puises-tu ton inspiration ?

    F – Tous les plans réalisés en aquarelle m’intéressent : les plans de Vauban, de Le Nôtre et de Ledoux, les plans des architectes du 18e et 19e siècles et les plans haussmanniens. J’ai toujours aimé consulter les atlas, les cartes de géographie, les cartes IGN et même les plans de villes du guide Michelin. La cartographie est à la mode chez beaucoup d’artistes. J’ai constaté que depuis le début des années 1980, elle devient un sujet d’inspiration courant. Le Centre Georges Pompidou présentait, en 1980, une exposition sur la cartographie intitulée « Cartes et figures de la terre ». J’ai beaucoup appris grâce au catalogue de cette exposition. Le jeu vidéo Sim City, apparu en 1989, a aussi joué un rôle dans ma machination à simuler des plans de ville, même si je ne joue jamais à des jeux vidéo. Par contre, dessiner est un jeu pour moi. Cela me donne la liberté de créer des villes, sans contraintes politiques ou économiques. Je suis seul à créer mon territoire. Lúcio Costa est un architecte qui a eu beaucoup de chance : par un simple geste de la main, il a dessiné les traits de la ville de Brasilia, la capitale du Brésil. J’ai toujours voulu faire comme lui ! Je trouve fascinantes toutes les villes ayant pour origine un dessin : New York, Brasilia, Chandigarh… Roman Opalka est un artiste qui a beaucoup travaillé sur la répétition, il numérotait le temps et ne peignait que des chiffres sur des toiles blanches. 

    Mon sujet favori reste la répétition d’une multitude d’éléments géométriques, l’encombrement des parcelles, l’étalement urbain. Ma principale revendication est de rappeler que nous sommes une foule, des fourmis, occupant et transformant un territoire progressivement.

    T – Quels sont tes trois blogs Tumblr préférés et pourquoi ?

    Geometry Daily – Ce blog est pour moi un modèle de ce qu’il est possible de faire sur Tumblr. Chaque jour, une nouvelle forme géométrique est proposée. Le format est toujours le même, ce qui donne une répétition étonnante.

    Oskar Lydén – Je n’ai jamais vu d’aussi belles aquarelles. C’est extrêmement simple, les couleurs sont pures, mais le travail est en même temps très précis. J’aurais aimé peindre avec autant d’évidence.

    Geordie Wood – Un photographe qui fait des portraits que je trouve sérieux. La lumière est très belle et j’apprécie particulièrement les photos qu’il a prises en Inde. 

    T – Merci, Fabrice et bonne continuation !

  • Aujourd’hui,  j’ai l’honneur de vous présenter Emma, blogueuse invétérée et auteur d’Awesome French, un blog original s’adressant principalement aux étudiants et francophiles étrangers qui désirent en savoir plus sur la langue et la culture française.
Tumblr – Peux-tu te présenter rapidement à nos lecteurs ?
Emma – Je suis Emma, j’ai 24 ans. J’ai déménagé de mon Toulouse natal il y a 6 ans pour aller m’installer à Paris et poursuivre des études de business d’art. Je gère maintenant une galerie d’art contemporain et je partage le reste de mon temps entre l’écriture de mes romans et mon blog.
T – Parle-nous de ton blog. Quelle est la démarche intellectuelle derrière celui-ci ?
E – Le blog traite de tout ce qui est Made in France au sens le plus large. Il fonctionne majoritairement grâce aux questions que je reçois des quatre coins du monde de la part d’étudiants ou de purs francophiles, curieux de distinguer le vrai du faux de ce qu’ils entendent ou de ce qu’on leur enseigne. Leurs questions sont touche-à-tout, et soulèvent très fréquemment des interrogations auxquelles je n’aurais personnellement jamais pensé, puisqu’en tant que française, je suis habituée à notre environnement et je n’avais pas forcément conscience de nos excentricités ou nos manies. 
J’ai vraiment conçu le blog comme un « outil de travail » pour les étrangers qui rêvent de parler français couramment. J’ai l’intime conviction que connaître la langue ne suffit pas pour être bilingue. Il faut embrasser la culture, en tomber amoureux afin de s’imprégner complètement d’un mode de pensée étranger. Il faut pouvoir se confronter à ce qu’on ne trouve pas dans les manuels et romans. Avec Awesome French, j’essaie de fournir une sorte de guide pour frayer son chemin à travers notre culture, en la regroupant en un seul espace, clair et ludique.
T – Quel a été le déclic pour créer ce blog et pourquoi avoir choisi Tumblr ?
E – Trois personnes m’ont été essentielles pour la création de ce blog.  Un prof d’anglais, un Britannique un peu excentrique convaincu que parler de tout et de rien en buvant un café au bistrot du coin est le meilleur moyen d’apprendre une langue vivante. Et il a raison ! Mon anglais était bien plus costaud en 9 mois passés au bistrot à parler de la cellulite de Kim Kardashian qu’en 10 ans d’anglais à l’Education Nationale. Je ne pouvais décemment pas inviter la blogosphère au bistrot, mais je suis partie du principe que je pouvais recréer l’ambiance du bistrot à l’aide d’un blog. La seconde personne est une collègue allemande, expatriée en France depuis 10 ans. La pause-café n’était que discussion autour de son expérience du monde, de son impression de la France et des Français. Nous parlions politique, social, business. Je me suis rendue compte que nous avions vraiment une French touch, cette même French touch qui l’a fait rester en France alors qu’elle est plutôt du genre à avoir la bougeotte. Et enfin, une de mes meilleures amies, qui a épousé un Américain et quitté son Nice natal pour Miami. Avec elle, nous comparions tout, la France versus les États-Unis. À tel point qu’un jour, elle m’a envoyé la photo d’un pseudo-sandwich français Rosette-Cornichons acheté dans un ersatz de resto français à Miami. Il y avait bien un demi-kilo de cornichons en tout et pour tout, le pain n’était qu’une vaste blague et la rosette avait une couleur assez douteuse. C’était tellement irréel que s’en est suivi l’un des plus gros fous rires de mon histoire personnelle. En reprenant mes esprits, j’ai sorti « faut que je fasse un blog, qu’on mette tout ça dedans. Faut arrêter le massacre, sérieux » !
 Adepte de fandoms, je connaissais Tumblr et sa capacité à rapprocher les gens depuis bien longtemps. Aucune autre plateforme n’aurait pu me permettre d’interagir aussi facilement avec l’international, grâce aux tags et à la rapidité du bouche-à-oreille, qui y est très présent. Je pense que les utilisateurs de Tumblr jouissent d’une liberté d’expression propre à ce réseau social. Ici, les utilisateurs sont curieux de tout. Ils échangent, débattent en toute liberté de conscience, et sans frontières. La seule chose qu’il manque à Tumblr est une machine à café, et j’aurais pu recréer à l’identique l’esprit bistrot dont je rêvais ! 
T – Quels sont tes trois blogs Tumblr préférés et pourquoi ?
French History est sans conteste mon blog préféré sur Tumblr. Il traite de l’ensemble de notre Histoire de façon claire et précise. Les billets sont atypiques, simples et me font découvrir une infinité de petits détails que je ne connaissais pas, même en étant une professionnelle d’Histoire. C’est vraiment un must-see pour moi. 
Je voudrais une chanson est le meilleur blog de chansons francophones que je connaisse. C’est un bonheur de (re)découvrir certains morceaux de notre histoire musicale, c’est souvent ma petite pause cocorico de la journée. 
Chers voisins est le blog qui me fait le plus rire. Les mots de ces voisins excédés sont absolument hilarants. Entre voisins presque prestidigitateurs de la langue française et ceux dont l’orthographe et l’expression est une blague en soi, c’est le fou rire garanti ! 
T – Merci d’avoir pris le temps de répondre à mes questions, Emma. Bonne continuation ! 

    Aujourd’hui,  j’ai l’honneur de vous présenter Emma, blogueuse invétérée et auteur d’Awesome French, un blog original s’adressant principalement aux étudiants et francophiles étrangers qui désirent en savoir plus sur la langue et la culture française.

    Tumblr – Peux-tu te présenter rapidement à nos lecteurs ?

    Emma – Je suis Emma, j’ai 24 ans. J’ai déménagé de mon Toulouse natal il y a 6 ans pour aller m’installer à Paris et poursuivre des études de business d’art. Je gère maintenant une galerie d’art contemporain et je partage le reste de mon temps entre l’écriture de mes romans et mon blog.

    T – Parle-nous de ton blog. Quelle est la démarche intellectuelle derrière celui-ci ?

    E – Le blog traite de tout ce qui est Made in France au sens le plus large. Il fonctionne majoritairement grâce aux questions que je reçois des quatre coins du monde de la part d’étudiants ou de purs francophiles, curieux de distinguer le vrai du faux de ce qu’ils entendent ou de ce qu’on leur enseigne. Leurs questions sont touche-à-tout, et soulèvent très fréquemment des interrogations auxquelles je n’aurais personnellement jamais pensé, puisqu’en tant que française, je suis habituée à notre environnement et je n’avais pas forcément conscience de nos excentricités ou nos manies. 

    J’ai vraiment conçu le blog comme un « outil de travail » pour les étrangers qui rêvent de parler français couramment. J’ai l’intime conviction que connaître la langue ne suffit pas pour être bilingue. Il faut embrasser la culture, en tomber amoureux afin de s’imprégner complètement d’un mode de pensée étranger. Il faut pouvoir se confronter à ce qu’on ne trouve pas dans les manuels et romans. Avec Awesome French, j’essaie de fournir une sorte de guide pour frayer son chemin à travers notre culture, en la regroupant en un seul espace, clair et ludique.

    T – Quel a été le déclic pour créer ce blog et pourquoi avoir choisi Tumblr ?

    E – Trois personnes m’ont été essentielles pour la création de ce blog. 
    Un prof d’anglais, un Britannique un peu excentrique convaincu que parler de tout et de rien en buvant un café au bistrot du coin est le meilleur moyen d’apprendre une langue vivante. Et il a raison ! Mon anglais était bien plus costaud en 9 mois passés au bistrot à parler de la cellulite de Kim Kardashian qu’en 10 ans d’anglais à l’Education Nationale. Je ne pouvais décemment pas inviter la blogosphère au bistrot, mais je suis partie du principe que je pouvais recréer l’ambiance du bistrot à l’aide d’un blog. 
    La seconde personne est une collègue allemande, expatriée en France depuis 10 ans. La pause-café n’était que discussion autour de son expérience du monde, de son impression de la France et des Français. Nous parlions politique, social, business. Je me suis rendue compte que nous avions vraiment une French touch, cette même French touch qui l’a fait rester en France alors qu’elle est plutôt du genre à avoir la bougeotte. Et enfin, une de mes meilleures amies, qui a épousé un Américain et quitté son Nice natal pour Miami. Avec elle, nous comparions tout, la France versus les États-Unis. À tel point qu’un jour, elle m’a envoyé la photo d’un pseudo-sandwich français Rosette-Cornichons acheté dans un ersatz de resto français à Miami. Il y avait bien un demi-kilo de cornichons en tout et pour tout, le pain n’était qu’une vaste blague et la rosette avait une couleur assez douteuse. C’était tellement irréel que s’en est suivi l’un des plus gros fous rires de mon histoire personnelle. En reprenant mes esprits, j’ai sorti « faut que je fasse un blog, qu’on mette tout ça dedans. Faut arrêter le massacre, sérieux » !

    Adepte de fandoms, je connaissais Tumblr et sa capacité à rapprocher les gens depuis bien longtemps. Aucune autre plateforme n’aurait pu me permettre d’interagir aussi facilement avec l’international, grâce aux tags et à la rapidité du bouche-à-oreille, qui y est très présent. Je pense que les utilisateurs de Tumblr jouissent d’une liberté d’expression propre à ce réseau social. Ici, les utilisateurs sont curieux de tout. Ils échangent, débattent en toute liberté de conscience, et sans frontières. La seule chose qu’il manque à Tumblr est une machine à café, et j’aurais pu recréer à l’identique l’esprit bistrot dont je rêvais ! 

    T – Quels sont tes trois blogs Tumblr préférés et pourquoi ?

    French History est sans conteste mon blog préféré sur Tumblr. Il traite de l’ensemble de notre Histoire de façon claire et précise. Les billets sont atypiques, simples et me font découvrir une infinité de petits détails que je ne connaissais pas, même en étant une professionnelle d’Histoire. C’est vraiment un must-see pour moi. 

    Je voudrais une chanson est le meilleur blog de chansons francophones que je connaisse. C’est un bonheur de (re)découvrir certains morceaux de notre histoire musicale, c’est souvent ma petite pause cocorico de la journée. 

    Chers voisins est le blog qui me fait le plus rire. Les mots de ces voisins excédés sont absolument hilarants. Entre voisins presque prestidigitateurs de la langue française et ceux dont l’orthographe et l’expression est une blague en soi, c’est le fou rire garanti ! 

    T – Merci d’avoir pris le temps de répondre à mes questions, Emma. Bonne continuation ! 

  • Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter Gaëlle, une illustratrice de grand talent passionnée de mots et d’histoires. Dans son blog, One scribble a day, elle nous présente des mots (rigolos ou pas) et leur définition, qu’elle accompagne de dessins.
Tumblr – Peux-tu te présenter rapidement à nos lecteurs ?
Gaëlle – Diplômée de deux écoles d’Angoulême : les Beaux Arts et l’École des Métiers du Cinéma d’animation (EMCA), je vis à Paris et travaille actuellement sur un projet de roman graphique. J’aime à raconter des histoires à travers le dessin que ce soit en images animées ou fixes. Et ces envies d’histoires recoupent ma boulimie de livres, de romans, d’essais que j’avale tout le long de l’année. Dans mon sac, j’ai toujours un carnet de croquis et un livre.
T – Quel a été le déclic pour créer ce blog et pourquoi avoir choisi Tumblr ?
G – À la suite de quelques discussions autour de moi, de voir des gens faire des 365, j’ai eu envie de créer un blog présentant un mot dessin par jour. Toutefois, en plus de mon roman graphique, cela me demandait trop d’énergie. J’ai tenu deux mois, et je publie maintenant trois billets par semaine. Il s’agit d’une sorte d’exercice pour mon trait et un moyen de tester différentes choses. Au départ, il s’agissait plus d’un prétexte pour réaliser des illustrations pour alimenter mon book qu’une démarche très réfléchie. Tumblr m’a paru extrêmement simple d’utilisation, efficace et classe dans sa présentation et son aspect réseau social très fort.
T – Parle-nous de la démarche intellectuelle derrière ton blog, de ce qui guide le choix des mots et des illustrations que tu présentes.
G – Au départ, c’était une sorte d’exercice. Je demandais aux gens qui m’entourent de me proposer des mots à illustrer. Bizarrement, on m’a proposé surtout des mots compliqués (alors que je voulais juste des mots simples) dont le sens me posait question. Je suis donc allée chercher leur définition, et cela a naturellement recoupé ma curiosité pour l’étymologie. Au collège, le latin ne m’embêtait pas plus que ça, au contraire, je trouvais passionnant de savoir que république vient de res publicae, la chose publique (eh oui, ça nous concerne tous et non pas que l’élite). Comme si derrière chaque mot, il y avait encore un sens caché, une histoire à découvrir, quelque chose qui puisse me permettre de mieux comprendre le monde autour de moi. La langue dans laquelle nous nous exprimons est le fruit d’un très long et lent processus de modifications. Nous sommes possesseurs et utilisateurs d’un savoir dont nous n’avons pas forcément conscience (cela peut paraître évident, mais le fait d’apprendre que vinaigre est la combinaison de vin aigre, m’a fait éclater de rire) et j’essaie juste de soulever un peu le voile. Par fainéantise, et par envie d’interagir avec mes amis ou lecteurs, j’ai gardé ce système de proposition de mots. Souvent, je suis surprise ; il y a tellement de termes ou d’histoires que je ne connaissais pas (comme pour sanglier). Cela me permet donc de m’enrichir et de m’amuser. Par souci d’exactitude, je rajoute la définition et un lien vers ma source. Quant à mes illustrations, je garde les mots qui m’inspirent une image, une ambiance ou une histoire. Ce n’est pas forcément évident, mais j’essaie toujours d’avoir un certain décalage ou d’apporter quelque chose à la définition ou au mot.
T – Quels sont tes trois Tumblr préférés et pourquoi ?
One year challenge – Parce que c’est elle qui m’a donné l’envie de faire un 365 dessiné. Il faut rendre à César ce qui lui appartient !
Other-wordly – Pour apprendre des nouveaux mots dans d’autres langues et des concepts qui n’existent pas dans notre langue. 
Matt Blum – Un très beau projet d’un couple de photographes américains autour du corps féminin sans artifice ni retouche. 
T – Merci beaucoup et bonne continuation, Gaëlle !

    Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter Gaëlle, une illustratrice de grand talent passionnée de mots et d’histoires. Dans son blog, One scribble a day, elle nous présente des mots (rigolos ou pas) et leur définition, qu’elle accompagne de dessins.

    Tumblr – Peux-tu te présenter rapidement à nos lecteurs ?

    Gaëlle – Diplômée de deux écoles d’Angoulême : les Beaux Arts et l’École des Métiers du Cinéma d’animation (EMCA), je vis à Paris et travaille actuellement sur un projet de roman graphique. J’aime à raconter des histoires à travers le dessin que ce soit en images animées ou fixes. Et ces envies d’histoires recoupent ma boulimie de livres, de romans, d’essais que j’avale tout le long de l’année. Dans mon sac, j’ai toujours un carnet de croquis et un livre.

    T – Quel a été le déclic pour créer ce blog et pourquoi avoir choisi Tumblr ?

    G – À la suite de quelques discussions autour de moi, de voir des gens faire des 365, j’ai eu envie de créer un blog présentant un mot dessin par jour. Toutefois, en plus de mon roman graphique, cela me demandait trop d’énergie. J’ai tenu deux mois, et je publie maintenant trois billets par semaine. Il s’agit d’une sorte d’exercice pour mon trait et un moyen de tester différentes choses. Au départ, il s’agissait plus d’un prétexte pour réaliser des illustrations pour alimenter mon book qu’une démarche très réfléchie. Tumblr m’a paru extrêmement simple d’utilisation, efficace et classe dans sa présentation et son aspect réseau social très fort.

     Parle-nous de la démarche intellectuelle derrière ton blog, de ce qui guide le choix des mots et des illustrations que tu présentes.

    G – Au départ, c’était une sorte d’exercice. Je demandais aux gens qui m’entourent de me proposer des mots à illustrer. Bizarrement, on m’a proposé surtout des mots compliqués (alors que je voulais juste des mots simples) dont le sens me posait question. Je suis donc allée chercher leur définition, et cela a naturellement recoupé ma curiosité pour l’étymologie. Au collège, le latin ne m’embêtait pas plus que ça, au contraire, je trouvais passionnant de savoir que république vient de res publicae, la chose publique (eh oui, ça nous concerne tous et non pas que l’élite). Comme si derrière chaque mot, il y avait encore un sens caché, une histoire à découvrir, quelque chose qui puisse me permettre de mieux comprendre le monde autour de moi. La langue dans laquelle nous nous exprimons est le fruit d’un très long et lent processus de modifications. Nous sommes possesseurs et utilisateurs d’un savoir dont nous n’avons pas forcément conscience (cela peut paraître évident, mais le fait d’apprendre que vinaigre est la combinaison de vin aigre, m’a fait éclater de rire) et j’essaie juste de soulever un peu le voile. Par fainéantise, et par envie d’interagir avec mes amis ou lecteurs, j’ai gardé ce système de proposition de mots. Souvent, je suis surprise ; il y a tellement de termes ou d’histoires que je ne connaissais pas (comme pour sanglier). Cela me permet donc de m’enrichir et de m’amuser. Par souci d’exactitude, je rajoute la définition et un lien vers ma source. Quant à mes illustrations, je garde les mots qui m’inspirent une image, une ambiance ou une histoire. Ce n’est pas forcément évident, mais j’essaie toujours d’avoir un certain décalage ou d’apporter quelque chose à la définition ou au mot.

    T – Quels sont tes trois Tumblr préférés et pourquoi ?

    One year challenge – Parce que c’est elle qui m’a donné l’envie de faire un 365 dessiné. Il faut rendre à César ce qui lui appartient !

    Other-wordly – Pour apprendre des nouveaux mots dans d’autres langues et des concepts qui n’existent pas dans notre langue.

    Matt Blum – Un très beau projet d’un couple de photographes américains autour du corps féminin sans artifice ni retouche.

    T – Merci beaucoup et bonne continuation, Gaëlle !

  • Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter Luc, artiste photophone de talent et auteur du blog MobArt. Vous serez certainement charmés par ses œuvres au style unique et inspirant !
Tumblr – Peux-tu te présenter rapidement à nos lecteurs?
Luc – Mon nom d’artiste photophone est lucborell. Photophone, c’est mon concept. Je navigue entre la photo et la peinture. Je prends résolument position pour l’art numérique, tout en demeurant sensible aux rémanences venues de l’histoire de l’art. Après avoir fait des études en art (architecture, décoration intérieure et ingénierie culturelle), j’ai ressenti le besoin de passer de la théorie à la pratique.
Premier épisode : nous sommes en 2000. La photo m’apparaît comme une ouverture possible, mais comment ne pas passer par le reflex et tous ses réglages ? Je décide donc d’aller au plus simple : un appareil photo jetable sans flash. Clic, clac, et c’est dans la boîte. Ne reste plus qu’à développer les photos, les scanner et les travailler sur mon ordinateur.
Deuxième épisode : ma fille me prête son téléphone mobile Nokia qui est muni d’un appareil photo. Il s’agit d’une révélation pour moi ! Je découvre enfin l’appareil que j’attendais depuis toujours. Un appareil que l’on a toujours avec soi, simple, immédiat et intuitif…
T – Quel a été le déclic pour créer ce blog et pourquoi avoir choisi Tumblr ?
L – J’ai découvert Tumblr alors que je commençais à me lasser de Facebook, Twitter, Instagram, etc. Enfin, je découvrais un site simple et facile d’utilisation ! Comme le dit mon copain chinois : « Une image vaut mieux que mille mots ». Pour moi, le déclic a été la possibilité de créer une page avec mes œuvres, sans chichi, de manière simple et spontanée. Merci Tumblr pour cette vitrine ouverte sur le monde et pour nous laisser profiter de cette mise en ligne !
T – Où puises-tu ton inspiration ?
L – Mon inconscient me guide et je lui fais totalement confiance. Mon inspiration provient principalement du quotidien, des choses que l’on remarque peu : bouches d’égout, vitrines, édifices en construction… De toute façon, mes photos ne sont qu’une surface de travail dont il ne reste que très peu de choses au final ! Je ne suis pas dans l’art figuratif, je préfère les formes abstraites. Il s’agit d’un lent processus d’hybridation qui mêle angoisse et plaisir et qui consiste en la formation d’un objet à partir d’une multiplicité d’éléments me permettant de créer, de générer et de centraliser une nouvelle catégorie de formes… J’utilise également l’emprunt, la combinatoire, la superposition et la mémoire. Je travaille jusqu’à ce que je me sente suffisamment satisfait de mon travail, mais jamais assez pour inscrire le mot fin. En ce qui a trait au titre, il me préoccupe très peu. Je le laisse venir et prendre sa place, mais je me réserve toujours la possibilité de le changer autant de fois qu’il m’en plaira. Un peu comme l’œuvre, il me vient parfois spontanément. C’est la naissance de l’image, de la représentation qui m’habite.
T – Quels sont tes trois blogs Tumblr préférés et pourquoi ? 
Randy Grskovic – Ce blog m’a plu dès ma toute première visite. L’artiste traite ses photos comme des objets, un peu comme si elles étaient des sculptures. La photo devient un nouveau possible qui modifie partiellement ou totalement la représentation. Une manière très intéressante de détourner un médium de son origine. Les collages de cet artiste sont magnifiques !
Faith is torment – Je n’aime pas vraiment la mise en scène dans la photographie, c’est souvent trop préparé pour moi. Néanmoins, ce blog m’a séduit par ses cadrages, sa créativité et la continuité des thèmes.
Jennilee Marigomen - Ce blog n’est pas un Tumblr, mais je trouve cette artiste très empathique. En regardant ses œuvres, on se sent dans la vie, la sérénité.
T – Merci beaucoup, Luc ! Bonne chance pour la suite.

    Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter Luc, artiste photophone de talent et auteur du blog MobArt. Vous serez certainement charmés par ses œuvres au style unique et inspirant !

    Tumblr – Peux-tu te présenter rapidement à nos lecteurs?

    Luc – Mon nom d’artiste photophone est lucborell. Photophone, c’est mon concept. Je navigue entre la photo et la peinture. Je prends résolument position pour l’art numérique, tout en demeurant sensible aux rémanences venues de l’histoire de l’art. Après avoir fait des études en art (architecture, décoration intérieure et ingénierie culturelle), j’ai ressenti le besoin de passer de la théorie à la pratique.

    Premier épisode : nous sommes en 2000. La photo m’apparaît comme une ouverture possible, mais comment ne pas passer par le reflex et tous ses réglages ? Je décide donc d’aller au plus simple : un appareil photo jetable sans flash. Clic, clac, et c’est dans la boîte. Ne reste plus qu’à développer les photos, les scanner et les travailler sur mon ordinateur.

    Deuxième épisode : ma fille me prête son téléphone mobile Nokia qui est muni d’un appareil photo. Il s’agit d’une révélation pour moi ! Je découvre enfin l’appareil que j’attendais depuis toujours. Un appareil que l’on a toujours avec soi, simple, immédiat et intuitif…

    T – Quel a été le déclic pour créer ce blog et pourquoi avoir choisi Tumblr ?

    L – J’ai découvert Tumblr alors que je commençais à me lasser de Facebook, Twitter, Instagram, etc. Enfin, je découvrais un site simple et facile d’utilisation ! Comme le dit mon copain chinois : « Une image vaut mieux que mille mots ». Pour moi, le déclic a été la possibilité de créer une page avec mes œuvres, sans chichi, de manière simple et spontanée. Merci Tumblr pour cette vitrine ouverte sur le monde et pour nous laisser profiter de cette mise en ligne !

    T – Où puises-tu ton inspiration ?

    L – Mon inconscient me guide et je lui fais totalement confiance. Mon inspiration provient principalement du quotidien, des choses que l’on remarque peu : bouches d’égout, vitrines, édifices en construction… De toute façon, mes photos ne sont qu’une surface de travail dont il ne reste que très peu de choses au final ! Je ne suis pas dans l’art figuratif, je préfère les formes abstraites. Il s’agit d’un lent processus d’hybridation qui mêle angoisse et plaisir et qui consiste en la formation d’un objet à partir d’une multiplicité d’éléments me permettant de créer, de générer et de centraliser une nouvelle catégorie de formes… J’utilise également l’emprunt, la combinatoire, la superposition et la mémoire. Je travaille jusqu’à ce que je me sente suffisamment satisfait de mon travail, mais jamais assez pour inscrire le mot fin. En ce qui a trait au titre, il me préoccupe très peu. Je le laisse venir et prendre sa place, mais je me réserve toujours la possibilité de le changer autant de fois qu’il m’en plaira. Un peu comme l’œuvre, il me vient parfois spontanément. C’est la naissance de l’image, de la représentation qui m’habite.

    T – Quels sont tes trois blogs Tumblr préférés et pourquoi ?

    Randy Grskovic – Ce blog m’a plu dès ma toute première visite. L’artiste traite ses photos comme des objets, un peu comme si elles étaient des sculptures. La photo devient un nouveau possible qui modifie partiellement ou totalement la représentation. Une manière très intéressante de détourner un médium de son origine. Les collages de cet artiste sont magnifiques !

    Faith is torment – Je n’aime pas vraiment la mise en scène dans la photographie, c’est souvent trop préparé pour moi. Néanmoins, ce blog m’a séduit par ses cadrages, sa créativité et la continuité des thèmes.

    Jennilee Marigomen - Ce blog n’est pas un Tumblr, mais je trouve cette artiste très empathique. En regardant ses œuvres, on se sent dans la vie, la sérénité.

    T – Merci beaucoup, Luc ! Bonne chance pour la suite.

  • Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter Fabien, alias Thymoos, artiste et graphiste passionné et auteur des blogs Thymoos, Many useless things you must see et Terrain vague.  
Tumblr – Peux-tu te présenter rapidement à nos lecteurs ?
Fabien – La convenance veut que l’on m’appelle Fabien mais on me surnomme Thymoos (prononcé « timousse »), qui est devenu mon alter-ego. Je suis un graphiste en carton et un artiste plastique de 27 ans. Après avoir fait des études en art à l’université, où je me suis orienté vers la bande dessinée, j’ai découvert les joies du graphisme, de l’édition et de la photographie amateur. Je suis passionné par l’image, la lettre, le langage et ses expressions. De la typographie éditoriale au lettrage à la main, du feutre à la bombe, du brouillon à l’affiche, du livre à l’espace public, j’aime questionner les signes en explorant systèmes, spontanéités, règles et erreurs. Usant du crayon depuis ma plus tendre enfance et pratiquant le dessin comme un besoin vital, je tente de percevoir le monde en le couchant sur le papier. 
T – Parle-nous de tes blogs. Pourquoi avoir choisi Tumblr ?
F – Mon premier blog est Thymoos, il est aujourd’hui devenu mon site officiel dans lequel je présente mon travail. Mon deuxième blog, Many useless things you must see, présente une collection des créations visuelles qui me plaisent, me touchent, m’inspirent et me permettent de garder un œil aiguisé. Enfin, Terrain vague, tout récent, est un entre-deux, un lieu de tous les possibles où je partage toutes mes expérimentations (photos, textes, peinture…). Au départ, je publiais mon travail sur un autre blog ou sur Facebook mais ça ne me convenait pas. Je cherchais une autre plateforme afin de créer un portfolio. Au fil de mes recherches, je suis tombé sur Tumblr. La simplicité d’utilisation et de création de contenu ainsi que la possibilité de créer un thème personnalisé et de suivre d’autres blogs ont rapidement fait de Tumblr l’outil idéal pour partager mon travail.

T – Qu’est-ce qui t’inspire ?
F – Mes études m’ont permis d’accumuler de solides références en art et en design graphique qui me servent et m’inspirent au quotidien. J’essaie de cultiver et de confronter sans cesse mes idées, d’avoir une attention constamment en éveil et d’engranger un maximum de choses, pour ensuite créer. J’ai un besoin constant d’images, que ce soit pour les observer ou pour les réaliser, il me faut ma dose. La vie courante, les gens, les détournements, le langage, les mots, les sensations, les paysages, les mondes inhabités, les interstices urbains, les territoires et les choses altérés ou au rebut… toutes ces choses m’inspirent.
T – Quels sont tes trois Tumblr préférés et pourquoi ?
F – Parmi mes Tumblr favoris, je place en premier Je suis perdu. Le titre, l’atmosphère générale du blog et les publications sont toujours justes et poétiques. Ensuite, il y a Visualgraphic, dont je trouve les sélections d’images souvent très pertinentes. Enfin Typeverything de Andrei Robu, car il s’agit d’un blog fait pour les amoureux de typographie et de lettrage comme moi !
T – Merci beaucoup, Fabien ! Bonne continuation. :)

    Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter Fabien, alias Thymoos, artiste et graphiste passionné et auteur des blogs Thymoos, Many useless things you must see et Terrain vague.  

    Tumblr – Peux-tu te présenter rapidement à nos lecteurs ?

    Fabien – La convenance veut que l’on m’appelle Fabien mais on me surnomme Thymoos (prononcé « timousse »), qui est devenu mon alter-ego. Je suis un graphiste en carton et un artiste plastique de 27 ans. Après avoir fait des études en art à l’université, où je me suis orienté vers la bande dessinée, j’ai découvert les joies du graphisme, de l’édition et de la photographie amateur. Je suis passionné par l’image, la lettre, le langage et ses expressions. De la typographie éditoriale au lettrage à la main, du feutre à la bombe, du brouillon à l’affiche, du livre à l’espace public, j’aime questionner les signes en explorant systèmes, spontanéités, règles et erreurs. Usant du crayon depuis ma plus tendre enfance et pratiquant le dessin comme un besoin vital, je tente de percevoir le monde en le couchant sur le papier.

    T – Parle-nous de tes blogs. Pourquoi avoir choisi Tumblr ?

    F – Mon premier blog est Thymoos, il est aujourd’hui devenu mon site officiel dans lequel je présente mon travail. Mon deuxième blog, Many useless things you must see, présente une collection des créations visuelles qui me plaisent, me touchent, m’inspirent et me permettent de garder un œil aiguisé. Enfin, Terrain vague, tout récent, est un entre-deux, un lieu de tous les possibles où je partage toutes mes expérimentations (photos, textes, peinture…). Au départ, je publiais mon travail sur un autre blog ou sur Facebook mais ça ne me convenait pas. Je cherchais une autre plateforme afin de créer un portfolio. Au fil de mes recherches, je suis tombé sur Tumblr. La simplicité d’utilisation et de création de contenu ainsi que la possibilité de créer un thème personnalisé et de suivre d’autres blogs ont rapidement fait de Tumblr l’outil idéal pour partager mon travail.

    T – Qu’est-ce qui t’inspire ?

    F – Mes études m’ont permis d’accumuler de solides références en art et en design graphique qui me servent et m’inspirent au quotidien. J’essaie de cultiver et de confronter sans cesse mes idées, d’avoir une attention constamment en éveil et d’engranger un maximum de choses, pour ensuite créer. J’ai un besoin constant d’images, que ce soit pour les observer ou pour les réaliser, il me faut ma dose. La vie courante, les gens, les détournements, le langage, les mots, les sensations, les paysages, les mondes inhabités, les interstices urbains, les territoires et les choses altérés ou au rebut… toutes ces choses m’inspirent.

    T – Quels sont tes trois Tumblr préférés et pourquoi ?

    F – Parmi mes Tumblr favoris, je place en premier Je suis perdu. Le titre, l’atmosphère générale du blog et les publications sont toujours justes et poétiques. Ensuite, il y a Visualgraphic, dont je trouve les sélections d’images souvent très pertinentes. Enfin Typeverything de Andrei Robu, car il s’agit d’un blog fait pour les amoureux de typographie et de lettrage comme moi !

    – Merci beaucoup, Fabien ! Bonne continuation. :)

  • Comme vous le savez peut-être déjà, Collage Exquis, la toute première exposition d’art connecté organisée par Artchipel, la Flaq et Tumblr, se tiendra à Paris du 17 janvier au 2 février prochain. Le blog Artchipel a récemment publié des interviews présentant les quatre artistes exposants de Collage Exquis, et aujourd’hui, j’ai le plaisir de partager avec vous un abrégé de ces interviews.

    Afficher davantage

  • Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter Marie Air, une photographe de talent qui, dans son blog intitulé Marie Air, partage avec nous ses clichés magnifiques au style doux et unique.
Tumblr – Peux-tu te présenter rapidement à nos lecteurs ?
Marie Air – Marie Air est un personnage que j’ai créé en publiant mes premières photos, il y a près d’un an. Derrière elle, je m’exprime sans retenue. Mon univers photographique est souvent décalé et mon imaginaire se perd très loin au-dessus des nuages ! Comme je travaille actuellement en tant que communicante, Marie Air m’aide à faire la part des choses entre ma vie professionnelle et mes envies photographiques. Elle m’offre la possibilité de réaliser librement tous les projets artistiques qui se présentent à moi.
T – Quel a été le déclic pour créer ce blog et pourquoi avoir choisi Tumblr ?
M – Quelques mois après avoir travaillé mes premiers clichés, je cherchais une façon simple de partager et de mettre en valeur mes photos sur le web. Tumblr répondait à mes besoins et mon blog a longtemps été mon unique carte de visite numérique, avant la création de mon site web. Ce que j’ignorais alors, c’est la source d’inspiration que représentait cette plateforme. J’y ai découvert une effervescence artistique incroyable et y ai fait de belles rencontres grâce aux opportunités de partage offertes par Tumblr. Mon blog d’inspiration, Marie-Air s’inspire, est donc venu compléter mon premier blog. Il me permet de partager les œuvres d’artistes qui me touchent personnellement et qui composent avec le petit monde de Marie Air.
T – Où puises-tu ton inspiration ?
M – Il me semble, comme de nombreux artistes de ma génération, que la nostalgie est un réel moteur de création. Nostalgie de moments vécus, d’objets ou de vieilles images rattachés au passé. Je m’amuse beaucoup à vieillir mes clichés et j’aime photographier des lieux qui racontent une histoire. De plus, mes trois années de formation théâtrale m’aident aujourd’hui à réaliser certaines mises en scène derrière mon objectif. Et puis, les personnalités que je rencontre et que je photographie ont également leur (gros) mot à dire et ils sont la ligne de front de mon inspiration.
T – Quels sont tes trois blogs Tumblr préférés et pourquoi ?
M – S’il me faut n’en choisir que trois, je citerai tout d’abord celui de la remarquable e-galerie Artchipel qui est un très beau panorama de la création artistique actuelle. Je reste toujours en admiration devant le travail de Cahuate Milk. Cet artiste Montpelliérain m’a beaucoup appris et son imaginaire s’invite encore souvent dans mes créations. Enfin, j’affectionne le blog-exposition La mort par l’ennui, une visite photographique de Paris réalisée par deux artistes de talent, Alice Barbosa et ma bonne amie et photographe Alice Lemarin.
 T – Merci beaucoup, Marie Air, d’avoir pris le temps de répondre à mes questions et bonne chance pour la suite. :)

    Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter Marie Air, une photographe de talent qui, dans son blog intitulé Marie Air, partage avec nous ses clichés magnifiques au style doux et unique.

    Tumblr – Peux-tu te présenter rapidement à nos lecteurs ?

    Marie Air – Marie Air est un personnage que j’ai créé en publiant mes premières photos, il y a près d’un an. Derrière elle, je m’exprime sans retenue. Mon univers photographique est souvent décalé et mon imaginaire se perd très loin au-dessus des nuages ! Comme je travaille actuellement en tant que communicante, Marie Air m’aide à faire la part des choses entre ma vie professionnelle et mes envies photographiques. Elle m’offre la possibilité de réaliser librement tous les projets artistiques qui se présentent à moi.

    T – Quel a été le déclic pour créer ce blog et pourquoi avoir choisi Tumblr ?

    M – Quelques mois après avoir travaillé mes premiers clichés, je cherchais une façon simple de partager et de mettre en valeur mes photos sur le web. Tumblr répondait à mes besoins et mon blog a longtemps été mon unique carte de visite numérique, avant la création de mon site web. Ce que j’ignorais alors, c’est la source d’inspiration que représentait cette plateforme. J’y ai découvert une effervescence artistique incroyable et y ai fait de belles rencontres grâce aux opportunités de partage offertes par Tumblr. Mon blog d’inspiration, Marie-Air s’inspire, est donc venu compléter mon premier blog. Il me permet de partager les œuvres d’artistes qui me touchent personnellement et qui composent avec le petit monde de Marie Air.

    T – Où puises-tu ton inspiration ?

    M – Il me semble, comme de nombreux artistes de ma génération, que la nostalgie est un réel moteur de création. Nostalgie de moments vécus, d’objets ou de vieilles images rattachés au passé. Je m’amuse beaucoup à vieillir mes clichés et j’aime photographier des lieux qui racontent une histoire. De plus, mes trois années de formation théâtrale m’aident aujourd’hui à réaliser certaines mises en scène derrière mon objectif. Et puis, les personnalités que je rencontre et que je photographie ont également leur (gros) mot à dire et ils sont la ligne de front de mon inspiration.

    T – Quels sont tes trois blogs Tumblr préférés et pourquoi ?

    M – S’il me faut n’en choisir que trois, je citerai tout d’abord celui de la remarquable e-galerie Artchipel qui est un très beau panorama de la création artistique actuelle. Je reste toujours en admiration devant le travail de Cahuate Milk. Cet artiste Montpelliérain m’a beaucoup appris et son imaginaire s’invite encore souvent dans mes créations. Enfin, j’affectionne le blog-exposition La mort par l’ennui, une visite photographique de Paris réalisée par deux artistes de talent, Alice Barbosa et ma bonne amie et photographe Alice Lemarin.

     T – Merci beaucoup, Marie Air, d’avoir pris le temps de répondre à mes questions et bonne chance pour la suite. :)