• Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter Gaëlle, une illustratrice de grand talent passionnée de mots et d’histoires. Dans son blog, One scribble a day, elle nous présente des mots (rigolos ou pas) et leur définition, qu’elle accompagne de dessins.
Tumblr – Peux-tu te présenter rapidement à nos lecteurs ?
Gaëlle – Diplômée de deux écoles d’Angoulême : les Beaux Arts et l’École des Métiers du Cinéma d’animation (EMCA), je vis à Paris et travaille actuellement sur un projet de roman graphique. J’aime à raconter des histoires à travers le dessin que ce soit en images animées ou fixes. Et ces envies d’histoires recoupent ma boulimie de livres, de romans, d’essais que j’avale tout le long de l’année. Dans mon sac, j’ai toujours un carnet de croquis et un livre.
T – Quel a été le déclic pour créer ce blog et pourquoi avoir choisi Tumblr ?
G – À la suite de quelques discussions autour de moi, de voir des gens faire des 365, j’ai eu envie de créer un blog présentant un mot dessin par jour. Toutefois, en plus de mon roman graphique, cela me demandait trop d’énergie. J’ai tenu deux mois, et je publie maintenant trois billets par semaine. Il s’agit d’une sorte d’exercice pour mon trait et un moyen de tester différentes choses. Au départ, il s’agissait plus d’un prétexte pour réaliser des illustrations pour alimenter mon book qu’une démarche très réfléchie. Tumblr m’a paru extrêmement simple d’utilisation, efficace et classe dans sa présentation et son aspect réseau social très fort.
T – Parle-nous de la démarche intellectuelle derrière ton blog, de ce qui guide le choix des mots et des illustrations que tu présentes.
G – Au départ, c’était une sorte d’exercice. Je demandais aux gens qui m’entourent de me proposer des mots à illustrer. Bizarrement, on m’a proposé surtout des mots compliqués (alors que je voulais juste des mots simples) dont le sens me posait question. Je suis donc allée chercher leur définition, et cela a naturellement recoupé ma curiosité pour l’étymologie. Au collège, le latin ne m’embêtait pas plus que ça, au contraire, je trouvais passionnant de savoir que république vient de res publicae, la chose publique (eh oui, ça nous concerne tous et non pas que l’élite). Comme si derrière chaque mot, il y avait encore un sens caché, une histoire à découvrir, quelque chose qui puisse me permettre de mieux comprendre le monde autour de moi. La langue dans laquelle nous nous exprimons est le fruit d’un très long et lent processus de modifications. Nous sommes possesseurs et utilisateurs d’un savoir dont nous n’avons pas forcément conscience (cela peut paraître évident, mais le fait d’apprendre que vinaigre est la combinaison de vin aigre, m’a fait éclater de rire) et j’essaie juste de soulever un peu le voile. Par fainéantise, et par envie d’interagir avec mes amis ou lecteurs, j’ai gardé ce système de proposition de mots. Souvent, je suis surprise ; il y a tellement de termes ou d’histoires que je ne connaissais pas (comme pour sanglier). Cela me permet donc de m’enrichir et de m’amuser. Par souci d’exactitude, je rajoute la définition et un lien vers ma source. Quant à mes illustrations, je garde les mots qui m’inspirent une image, une ambiance ou une histoire. Ce n’est pas forcément évident, mais j’essaie toujours d’avoir un certain décalage ou d’apporter quelque chose à la définition ou au mot.
T – Quels sont tes trois Tumblr préférés et pourquoi ?
One year challenge – Parce que c’est elle qui m’a donné l’envie de faire un 365 dessiné. Il faut rendre à César ce qui lui appartient !
Other-wordly – Pour apprendre des nouveaux mots dans d’autres langues et des concepts qui n’existent pas dans notre langue. 
Matt Blum – Un très beau projet d’un couple de photographes américains autour du corps féminin sans artifice ni retouche. 
T – Merci beaucoup et bonne continuation, Gaëlle !
Illustration :  One scribble a day

      Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter Gaëlle, une illustratrice de grand talent passionnée de mots et d’histoires. Dans son blog, One scribble a day, elle nous présente des mots (rigolos ou pas) et leur définition, qu’elle accompagne de dessins.

      Tumblr – Peux-tu te présenter rapidement à nos lecteurs ?

      Gaëlle – Diplômée de deux écoles d’Angoulême : les Beaux Arts et l’École des Métiers du Cinéma d’animation (EMCA), je vis à Paris et travaille actuellement sur un projet de roman graphique. J’aime à raconter des histoires à travers le dessin que ce soit en images animées ou fixes. Et ces envies d’histoires recoupent ma boulimie de livres, de romans, d’essais que j’avale tout le long de l’année. Dans mon sac, j’ai toujours un carnet de croquis et un livre.

      T – Quel a été le déclic pour créer ce blog et pourquoi avoir choisi Tumblr ?

      G – À la suite de quelques discussions autour de moi, de voir des gens faire des 365, j’ai eu envie de créer un blog présentant un mot dessin par jour. Toutefois, en plus de mon roman graphique, cela me demandait trop d’énergie. J’ai tenu deux mois, et je publie maintenant trois billets par semaine. Il s’agit d’une sorte d’exercice pour mon trait et un moyen de tester différentes choses. Au départ, il s’agissait plus d’un prétexte pour réaliser des illustrations pour alimenter mon book qu’une démarche très réfléchie. Tumblr m’a paru extrêmement simple d’utilisation, efficace et classe dans sa présentation et son aspect réseau social très fort.

       Parle-nous de la démarche intellectuelle derrière ton blog, de ce qui guide le choix des mots et des illustrations que tu présentes.

      G – Au départ, c’était une sorte d’exercice. Je demandais aux gens qui m’entourent de me proposer des mots à illustrer. Bizarrement, on m’a proposé surtout des mots compliqués (alors que je voulais juste des mots simples) dont le sens me posait question. Je suis donc allée chercher leur définition, et cela a naturellement recoupé ma curiosité pour l’étymologie. Au collège, le latin ne m’embêtait pas plus que ça, au contraire, je trouvais passionnant de savoir que république vient de res publicae, la chose publique (eh oui, ça nous concerne tous et non pas que l’élite). Comme si derrière chaque mot, il y avait encore un sens caché, une histoire à découvrir, quelque chose qui puisse me permettre de mieux comprendre le monde autour de moi. La langue dans laquelle nous nous exprimons est le fruit d’un très long et lent processus de modifications. Nous sommes possesseurs et utilisateurs d’un savoir dont nous n’avons pas forcément conscience (cela peut paraître évident, mais le fait d’apprendre que vinaigre est la combinaison de vin aigre, m’a fait éclater de rire) et j’essaie juste de soulever un peu le voile. Par fainéantise, et par envie d’interagir avec mes amis ou lecteurs, j’ai gardé ce système de proposition de mots. Souvent, je suis surprise ; il y a tellement de termes ou d’histoires que je ne connaissais pas (comme pour sanglier). Cela me permet donc de m’enrichir et de m’amuser. Par souci d’exactitude, je rajoute la définition et un lien vers ma source. Quant à mes illustrations, je garde les mots qui m’inspirent une image, une ambiance ou une histoire. Ce n’est pas forcément évident, mais j’essaie toujours d’avoir un certain décalage ou d’apporter quelque chose à la définition ou au mot.

      T – Quels sont tes trois Tumblr préférés et pourquoi ?

      One year challenge – Parce que c’est elle qui m’a donné l’envie de faire un 365 dessiné. Il faut rendre à César ce qui lui appartient !

      Other-wordly – Pour apprendre des nouveaux mots dans d’autres langues et des concepts qui n’existent pas dans notre langue.

      Matt Blum – Un très beau projet d’un couple de photographes américains autour du corps féminin sans artifice ni retouche.

      T – Merci beaucoup et bonne continuation, Gaëlle !

      Illustration :  One scribble a day